Formation Eco-construction – Autoconstruction
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Souce Wikipédia :
Écoconstruction
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L’écoconstruction ou construction durable est la création, la restauration, la rénovation ou la réhabilitation d’un bâtiment en lui permettant de respecter au mieux l’écologie à chaque étape de la construction, et plus tard, de son utilisation (chauffage, consommation d’énergie, rejet des divers flux : eau, déchets). Cette pratique est apparue à la fin des années 1960. Une écoconstruction cherche à s’intégrer le plus respectueusement possible dans un milieu en utilisant au mieux des ressources peu transformées, locales, saines, et en favorisant les liens sociaux.
Une écoconstruction vise à consommer peu d’énergie pour le chauffage et l’eau chaude. Sa conception bioclimatique et la composition de ses parois lui permettent de consommer le moins possible d’énergies d’appoint, optimisant les apports solaires, les déphasages et une ventilation bien dimensionnée. Notons qu’une maison BBC (Bâtiment Basse Consommation) ou HQE (Haute Qualité Environnementale) n’est pas forcément écoconstruite : elle peut être isolée en laine de verre ce qui augmente nettement son coût en énergie grise, et peut diminuer son efficacité d’isolation en été.
Sommaire[masquer] |
Histoire[modifier]
L’écoconstruction existe depuis plus de 30 ans, née à la fois de la crise pétrolière et de l’apparition du syndrome du bâtiment malade : réduire la dépendance aux énergies fossiles et créer des intérieurs qui ne rendent pas malade. Elle s’est développée fortement entre 1973 et les années 1980, puis réapparue fortement depuis les années 1995. Ces années d’expérimentations ont porté essentiellement sur l’habitat, individuel ou groupé, car testaient des matières et des mises en œuvre pas toujours normées, y compris les plus traditionnelles comme le pisé, la paille, la brique de terre crue…
Depuis 1994 et la création de l’association HQE Haute Qualité Environnementale (H.Q.E. est une marque déposée), l’approche environnementale a pu être institutionnalisée dans des programmes de construction de tailles moyennes et grandes. C’est avant tout une démarche volontaire, qui vise à atteindre certaines cibles parmi les 14 listées dans le référentiel H.Q.E. Il existe une norme HQE pour les bâtiments tertaires, le maître d’ouvrage choisit de l’appliquer ou pas, et pour le logement elle est traduite sous l’intitulé « Habitat et Environnement ». Par contre le peu d’adhésion à la démarche H.Q.E. de la majorité des PME et artisans (qui constituent l’essentiel du tissu d’entreprises de la construction en France) freine le développement de cette démarche jugée trop formaliste et pas assez intégrée.
La Construction Durable, une démarche intégrée[modifier]
Impliquer toute la chaine des acteurs de la construction, dès l’amont du projet de construction (phase programmation et conception) en suivant les étapes de la mise en travaux puis en vérifiant la pertinence des options retenues et la qualité de leur mise en œuvre lors de la phase d’utilisation par les habitants et usagers, caractérise l’approche intégrée de toute démarche de Construction Durable.
C’est ainsi qu’une approche par coût global d’un projet est privilégiée par rapport au coût à la livraison. Cette approche économique intègre non seulement les postes d’investissement traditionnels (tels que : coût de conception, de pilotage, de construction) mais également les coûts de charges de fonctionnement de maintenance et de déconstruction. La valorisation des énergies utilisant les ressources naturelles permettant de se rapprocher des bâtiments de type Habitat passif (qui consomment très peu d’énergie) ainsi que l’emploi de matériaux à faible Énergie grise constituent également des thèmes prioritaires à satisfaire.
Construire durable c’est aussi traduire une philosophie d’action qui se résume par la formule « Penser global et agir local1 ». En effet, l’impact social de tels programmes doit prendre en compte les réalités sociales et économiques d’un bassin d’emploi (formation professionnelle initiale et continue, innovation sociale et entrepreneuriale) et même les réalités culturelles (style de vie, identité architecturale d’une région, traditions locales).
Natures d’ouvrages[modifier]
Les ouvrages concernés par la Construction Durable peuvent être de différentes tailles, allant de la maison individuelle à un projet immobilier complexe où peuvent se côtoyer : locaux tertiaires, bâtiments publics, logement collectifs, aménagement d’écoquartiers2 et même des implantations industrielles illustrant les politiques conjointes de développement durable d’un territoire et d’une entreprise. Une démarche de Construction Durablepeut aussi bien concerner des chantiers de réhabilitation que des chantiers neufs. A l’étape de la construction, certains matériaux d’un projet deConstruction Durable peuvent être plus chers par rapport à un projet conventionnel, mais justement le produit n’est pas le même. Comme si on comparait le coût d’un hamburger avec une bonne salade fraiche : c’est toujours de la nourriture mais pas du tout de la même qualité ! Ce budget d’investissement, plus élevé surtout si on intègre des technologies, peut s’avérer moins élevé si le projet est bien conçu. Et quand ce surcout concerne le bilan énergétique (étude thermique poussée, capteurs solaires, régulation, chaudière performante ou poele de masse…), la différence s’inverse en quelques années (de 5 à 10 ans) par les économies d’énergies, de maintenance et d’entretien générées. Sans parler d’un meilleur confort thermique et hygro-thermique ainsi que de l’impact positif sur la santé des usagers et habitants du fait de l’emploi de composants et matériaux moins toxiques.
Matériaux et équipements écologiques[modifier]
Ces constructions utilisent des matériaux de construction et d’isolation écologiques3 tels que la pierre, la brique de terre crue, le chanvre4, la paille5, la fibre de bois, la laine de mouton, la ouate de cellulose… ainsi que des énergies renouvelables et naturelles comme l’énergie solaire passive, les panneaux solaires, une éolienne, et toutes les énergies issues de la biomasse,tels que le bois, le biogaz,… , elles peuvent chercher à intégrer des systèmes de traitement des déchets (phytoépuration,…) et de récupération d’eau pluviale. L’emploi de matériaux dont les matières premières incorporent beaucoup d’énergie d’extraction, de fabrication ou de transport, est à éviter le plus possible. Sans oublier, bien sûr, la construction à ossature bois, dont le bois est, de préférence, issu de la filière labellisée (PEFC pour les bois européens et FSC pour les bois tropicaux) pour la gestion durable des forets et apporte une réponse concrète et quantifiable dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Perspectives[modifier]
En 2006, le secteur de la construction était responsable de 23 % des émissions totales de CO2 en France6, ce qui en fait la troisième source d’émission derrière les transports (34 %) et l’industrie manufacturière (24 %). Les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs de la construction se sont mobilisés localement ces dernières années pour mettre en place des politiques de Construction Durable afin de réduire de façon significative les atteintes à l’environnement des ouvrages déjà bâtis et à bâtir. Ces atteintes ne concernent pas que la combustion des énergies fossiles, elles concernent aussi la prédation des matières premières : l’avenir du bâtiment passe par la possibilité de réemploi des matériaux de déconstruction, ce qui nécessite qu’ils ne soient plus considérés comme déchets. De nombreux pays ont intégré cette dimension de réutilisation : les matériaux récupérés s’appellent alors « matières premières secondaires » et peuvent servir à construire de nouveau. Le recyclage nécessite de nouveau une transformation, des énergies, des transports…
La France, en adoptant en juin 2009 les recommandation de la table ronde n°1 du Grenelle de l’Environnement7 a ouvert l’accès aux Prêt à taux zéropour soutenir l’investissement par des incitations fiscales afin de faciliter une approche écoresponsable de la Construction. D’autre part, L’Europe comme les Régions sont engagées à soutenir cette filière par de nombreuses initiatives et moyens coordonnés : centres de ressources et d’information, Cluster (ou grappe) émanant des pôles de compétitivité est un modèle d’initiatives concertées entre les collectivités territoriales et les organisations professionnelle et entreprises d’un secteur sur un territoire, dont certains ont pour vocation de soutenir des initiatives de construction durable par l’économie solidaire.
L’écoconstruction en France a notoirement avancé depuis 15 ans grâce aux expérimentations militantes des auto-constructeurs qui testent et démontrent qu’il n’y a pas que le parpaing, la laine minérale et le polystyrène. Ce sont les réseaux associatifs qui animent la construction paille (réseau Compaillons), le béton de chanvre (chanvrière de l’Aube), et les réseaux professionnels comme Areso dans le Sud-Ouest, Ecobatir en France, Coherence et Bruded en Bretagne, Envirobat dans le Sud-Est. Le rayonnement international de CraTerre, école de la terre crue basée près de Grenoble n’est plus à démontrer, sauf auprès des français qui le connaissent peu.
Autres pistes[modifier]
- Le Cohabitat préconise l’esprit de collaboration des villages traditionnels, l’utilisation durable des ressources naturelles et le partage de biens communs (écovillages Danois ou Hollandais)
- La Coopérative d’habitation est une forme de société immobilière fondée sur le principe de la coopération et proposant un modèle de gestion équitable et démocratique (un homme une voix) permettant de détacher le nombre de parts et les surfaces habitées. Les coopératives d’habitants existent couramment en Suisse, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Québec, mais c’est un statut juridique qui n’existe plus en France depuis son interdiction pas la loi Chalandon de 1973.
Normes et labels[modifier]
- En Allemagne :
- Passivhaus : énergie seulement
- DGNB Zertifikat
- En Amérique du Nord :
- En France :
- Bâtiment de basse consommation (BBC) : énergie seulement
- Effinergie - energie seulement
- Haute performance énergétique (HPE) : énergie seulement
- Haute qualité environnementale (HQE)
- En Grande Bretagne :
- Building Research Establishment Environmental Assessment Method (BREEAM)
- Code for Sustainable Homes : énergie et qualité environnementale
- En Suisse :
Avantages[modifier]
Faire construire une maison bois BBC ouvre droit à de nombreux avantages financiers.
- Avantages du label BBC-Effinergie 8 :
- crédit d’impôt
- abondement du prêt à taux zéro
- exonération de taxe foncière
- subventions pour la mise en place d’énergies renouvelables
- extension de COS (coefficient d’Occupation des Sols).
En tant qu’acheteur, la labellisation BBC-Effinergie vous donne l’assurance de profiter d’un logement confortable, sain, respectueux de l’environnement et économe en charges.
En cas de location ou vente de votre maison en bois, il permet notamment de rassurer les personnes souhaitant louer/acheter ce bâtiment quant à leur potentielle consommation d’énergie, et donc de faciliter votre transaction immobilière.
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